Les habitants
D'aujourd'hui et d'autrefois

Nos habitants ont du talent ! Découvrez les habitants d'aujourd'hui et d'autrefois. Pour livrer votre témoignage, envoyez un mail à miribel.infos-mle@orange.fr

Les Miribelains ont du talent

Artistes, sportifs et talents miribelains, faites passer votre portrait ! miribel.infos-mle@orange.fr


Blandine Serratrice - Potière

Blandine Serratrice est née en 1988 et nous arrive de Crolles en 2018. C’est en 2015 qu’elle commence à vendre sur les marchés de Chartreuse. Aujourd’hui c’est toute une gamme de porcelaine qu’elle décline dans des tons doux et vivifiants. Vous trouverez aussi les trésors que ses mains affinent à la boutique collective de St Pierre de Chartreuse (https://artisanat-chartreuse.fr/). Elle pose la terre sur son tour, et ses mains qui l’entourent révèlent la forme de la porcelaine née dans son esprit. Dans ses yeux, l'acuité d'un albatros visant son île, elle vous écoute avec une finesse pertinente. Sa réponse tombe : percutante, intelligente, fine comme sa poterie. Blandine Serratrice est une porcelaine, modelée, peinte, cuite et émaillée de blanc. L’extérieur de ses créations est gravé dans la masse. Le motif est sculpté dans la terre colorée, faisant ressurgir la blancheur de la porcelaine au creux du motif. Les montagnes, arbres, herbes et bambous s’éveillent au grès du geste, dans un mouvement fluide et continu. Son atelier, à Miribel les Echelles lui permet de travailler en restant proche de la nature. Le contact avec la clientèle nourrit son plaisir de partager.  Sur les marchés et sur son site (www.made-in-b-ceramic.com), vous trouverez des poteries de tous les jours, pour mettre en valeur un plat cuisiné avec amour, prendre l’apéro entre copains ou tout simplement boire son thé le matin. Vous pourrez aussi trouver votre bonheur pour apporter une touche artisanale de déco dans votre intérieur, offrir un petit cadeau ou encore disposer ses fleurs du jardin fraîchement cueillies... Très résistante, la porcelaine convient au lave-vaisselle et au four à micro-onde. Vous vivez à Miribel ? Rendez-vous sur les marchés des environs !


Ozelum - Un groupe naissant

Notre nouveau groupe nommé "Ozelum" s'est produit lors de la fête de la musique de Miribel. Nous y avons interprété 3 chansons : I don't wanna be yours anymore de Billie Eilish, Don't Look back in Anger de Oasis et Pauline de Pomme. Ce groupe est composé de 5 membres amis depuis le collège : Adriana, chanteuse, Siloë, bassiste, Nils, pianiste, Nolan, chanteur/guitariste, Ludo, guitariste et prochainement Rosa, batteuse. 

La diversité de nos répertoires nous permet de jouer sur un pannel très large : rock, rap, folk, blues, pop ... Nous commençons juste mais nous avons l'intention de continuer à faire des représentations, plus régulières et également de composer et d'écrire nos musiques 

Un compte Instagram permet de suivre nos avancées et de nous contacter : @ozelum.zicos

Au plaisir de vous voir dans le public.


Vincent Ferri - Copilote Rally-raid

Vincent Ferri a grandi à Miribel et a participé à son premier Dakar aux côtés de Philippe Pinchedez, qu’il a copiloté du 3 au 15 janvier 2021. Vincent a déjà participé à plusieurs rallyes-raids comme le Carta Rally ou l’Africa Eco Race où il fut vainqueur en 2019.
Toutes les années passées dans le Rocharay avec son vélo ou sa mobylette lui assurent une expérience inégalable en orientation et un avantage certain sur ses concurrents.
L’ambition de l’équipage est avant tout de rejoindre l'arrivée sans trop d’ennuis.
A bord d’un SSV, dans la catégorie T3, des prototypes fabriqués entièrement sur une base de Can-Am X3, ils ont terminé troisièmes de cette catégorie ! Un beau résultat bien mérité après toutes les difficultés que ce genre d'épreuve réserve.

Olivier Samassa - Bioélectricien

Artisan Electricien Traditionnel (neuf et rénovation, alarme, domotique), je suis aussi bio électricien : cela consiste à concevoir et réaliser une installation électrique ayant le moins possible de rayonnements de champs électromagnétiques, idéal pour les personnes électrosensibles, ou souhaitant prévenir cette pathologie.

J'ai créé une des rares entreprises à réaliser des diagnostics électromagnétiques professionnels en Rhone Alpes. A l’aide d’équipement de pointe, je fais un bilan de l’environnement proche et éloigné du lieu de vie (antenne relais, FM, radars, voisinage, Wifi, Bluetooth, Linky, réseau électrique et différents équipements présents dans l’habitation). Suite à ce constat, un rapport est établi, et des solutions simples, à faibles coûts sont proposés pour se mettre en sécurité. Pour finir, Géobiologue, j’expertise votre habitation, ou terrain, pour donner précisément les emplacements des différents réseaux naturels présents (eau, réseaux électriques, magnétiques, etc…). Entreprise labellisée "Made In Chartreuse" par les Entrepreneurs en Chartreuse, pour les valeurs portées.



Rony Vanecht - Musicien et photographe

Né en 1959 en Flandres puis épanoui en Wallonie, Rony Vanecht apprend la photographie, la guitare, la cuisine et la restauration de maison. Il construit sa famille, son entreprise, une association de lutte contre l’illettrisme et sa réputation d’hôte.

Membre d’un groupe vocal, guitariste et bassiste, il anime des mariages et des fêtes locales durant plus de 20 ans. L’amour l’amène en France et le massif de la Chartreuse le séduit. Encadrant dans une entreprise d’insertion à Chambéry il s’installe à Miribel en 2013.  Quand il prend sa guitare, c’est plus que des notes qu’il en sort : la musique est un cadeau et un partage. Il propose gratuitement plusieurs fois par semaine des cours de guitare à des groupes d’enfants comme à des adultes.  Quand il s’arme de son appareil photo, la nature s’y dépose, ces magnifiques portraits sont bavards et ses sujets s’y restaurent. Quand il s’installe au fourneau il régale ses amis qui savent combien sa table est accueillante et fournie. Aussi généreuse que lui, sa cuisine nourrit les papilles et le cœur.

Bientôt à la retraite est-ce armé d’un instrument de musique, d’un appareil photo ou d’une casserole que vous le rencontrerez ? Qu’importe, le viking de Miribel a plus d’une corde à son arc et n’a pas fini d’exprimer sa passion pour notre magnifique contrée !



Emmanuel Landais - Tourneur sur bois

Né en 1975, il s’imaginait en baroudeur découvrant le monde et apprenant la vie partout où elle est bavarde. Pourtant c’est en professeur des écoles qu’il a commencé sa carrière, dans la région d’Angers. Après avoir « fait ses classes » en Bretagne, devenu formateur pour adultes, Emmanuel Landais rechercha une grande et belle montagne pour s’installer avec sa famille et il choisit Miribel les Echelles ! « Pour m’épanouir, il me fallait retrouver ce qui me faisait vivre ». C’est ainsi que quittant la sécurité d’un travail bien rodé, il installe son atelier au Babolin où il réalise des objets du quotidien, des œuvres décoratives, des jouets… Il vend sa production en boutiques, (à Chambéry et à Grenoble), ainsi que sur son site : https://auxracinesdelhetre.com

Être auto-entrepreneur lui permet de trouver un nouvel air, libre et créatif, de développer sa passion du bois, transmise dans sa famille depuis plusieurs générations. Mais c’est bien plus qu’un tourneur sur bois que notre village a accueilli en 2017. Riche d’un savoir qu’il partage volontiers, il accueille, sur demande, différents publics pour une initiation au tournage, mettant ainsi ses talents de pédagogue à profit et se nourrissant de ce qui fait sens pour lui.


Les habitants d'autrefois

Pour transmettre l'héritage de nos aînés

Monsieur et Madame Roux-Sibillon, nés en 1922 et 1924

" La famille P. en Morge étaient des personnes très serviables, très contents quand on allait les voir. De père en fils ils étaient charrons et ils entretenaient une petite propriété. Avant de remplacer le père, le fils travaillait au VSB à Saint Laurent à la gare du tramway ; le tramway a dû s’arrêter après la guerre. C’était une maison de famille très ancienne ; il s’est marié et a eu 4 enfants (il en avait perdu 3). C’est un excellent charron. On venait le chercher, il ne savait jamais dire non. Il savait tout faire. On aimait bien aller chez eux, on allait le soir trier des noix, jouer aux cartes. Le fils « Lili » jouait de l’accordéon, on chantait pi un peu… Bien sûr avant qu’il y ait la télé ! Nous on l’a eue en 68 pour les Jeux Olympiques. Louis P.  avait une sœur qui vivait avec eux, elle aussi était adorable, elle aidait à faire les devoirs. Il avait bien 6 ou 7 vaches et deux bœufs.

Chez nous, quand mon père a commencé, c’était la plus grande ferme de Miribel, de 35 hectares ; on avait toujours 30-35 bêtes. Mon père avait acheté en 1920. Il avait beaucoup de boulot, et puis mes frères, qui ont aidé. Mon frère aîné est né en 12, mon autre frère en 13 ; moi je suis venu là j’avais 15 mois. Mon père bien sûr il avait beaucoup de travail, il y avait les bêtes et c’était pas les outils de maintenant ; il y avait les bœufs, et après comme on était grand on a eu le cheval, et une ratelleuse, une talleuse, la faucheuse en 27 ou 28.

C’était tout du foin, du grain aussi –on gardait la batteuse deux jours – le coteau était tout cultivé. On labourait en pente avec mes bœufs ; des fois on avait trois paires de bœufs et le cheval qui commandait, qui tournait au bout. Moi j’ai labouré tout seul comme ça. Après le blé il fallait le rentrer. On s’entendait bien avec les autres, Alphonse M., Fernand M., Lucien R.-S., Marcel O.-D., Gus S., Julien C., Joseph F., Alphonse O.-D.. Tous ils venaient aider à faucher le blé. On était une douzaine après faucher, les uns derrière les autres, et on rigolait ! Quand ils avaient fauché tout le matin, le travail avait avancé. Ma mère avait préparé la cuisine, elle les soignait ! On mangeait du roulé de cochon, la salade de haricots, de la volaille, des tartes aux prunes, à la crème, au sucre. On cuisait tout au four.

Quand on fauchait des fois on buvait un canon ; quand on avait fait la descente, et c’était long, on buvait un coup et on roulait une cigarette, on discutait et on fumait en remontant. Nous le plus qu’on buvait c’était du pastis avec de la grenadine, quand il faisait chaud, dans une cruche de cinq litres. On était contents, quand on était après lever le blé tout en gerbes ; on était des fois 20, 25 ! Les femmes y allaient pour lever les gerbes, avec la faucille et le bras pour faire les brassées, les enfants mettaient les liens, les femmes mettaient les gerbes dessus et les hommes passaient derrière et attachaient. En juillet et août quand le soleil chauffait c’était dur, il faisait claquer la pailler ! Et quand on avait fini tout ça le soir il fallait traire les vaches, et il n’y avait pas la machine à traire. La machine à traire on l’a eue dans les premiers, en 61. Quand on voit la vie de maintenant… On avait beaucoup de peine, on n’avait pas le confort dans les maisons comme maintenant, mais finalement on était beaucoup plus heureux. On n’était pas stressés !

On lavait au bassin, avec une brosse sur une grande planche à laver après avoir fait tremper le linge et bouillir avec du savon. Avant, la mère mettait un grand tonneau sur un trépied ; dans la chaudière, on faisait bouillir des cendres et on arrosait le linge longtemps. Il en fallait des cordes pour tout sécher ! On ne faisait pas la lessive tous les huit jours ! Dans la ferme en-dessous, ils lavaient tous les ans… les grandes armoires étaient remplies de linge !

Le blé une fois lié, on le remontait avec le char. Ils partaient à trois, un su sur la charrette pour arranger, et ça chantait, et on entendait de loin ! Il y avait Fernand Berger qui aimait bien chanter, sa mère aussi. Un jour on était revenu chez Lucien S. là haut, avec Fernand et mon frère on chantait si fort qu’on nous a entendus d’Entre-Deux-Guiers ! On chantait des chansons sur les paysans, la montagne. On chantait parce qu’on n’était pas tracassés comme maintenant, et on avait la santé ! On a rentré jusqu’à dix-sept voitures de blé, et tout déchargé, il fallait voir comme les gerbes volaient ! Et ils faisaient ça en rigolant.

On était vieux avant maintenant. Mon père est mort à 61 ans, il était usé. Il avait travaillé très fort, avant il avait été maçon, et c’était dur en ce temps-là, il fallait tout porter la charpente, avec son frère Sylvain ; c’étaient des costauds ! Il a travaillé dur mais en ce temps-là il y avait de la main d’œuvre ; quand on était à rentrer le foin, les voisins descendaient, d’autres venaient de la papeterie, les boulangers… ils venaient par plaisir, le père Anselme, les Berger, Edouard, ça venait tout nous aider ! et on les faisait bien manger !

Et après il y avait la batteuse au mois de septembre. Et c’était un mois la batteuse tous les jours. Chez nous elle restait deux jours. A partir de 48 peut-être on a eu la faucheuse.

On avait les meilleurs temps. Quand il y avait de l’orage, on avait peur du feu. L’hiver était rude avec beaucoup de neige. On ne sortait pas, on faisait notre pain, on avait tout à la maison. On bricolait, mon père faisait des paniers, réparait les outils, et il y avait les bêtes. Au printemps, il fallait nettoyer les prés, ramasser les pierres, herser avec le cheval. Le foin, on faisait tout à la main avant d’avoir le remonte foin. On en rentrait beaucoup à partir de juin. Il fallait nourrir les bêtes de novembre à avril.

On se déplaçait à pieds, Fernand a eu sa première voiture en 46 ou 48. Il y avait les transports Miribel/Voiron, d’abord avec huit chevaux ; c’était Roux-Sibillon qui était là au café et qui faisait le service de Voiron ; tous les mercredis pour le marché. Ce n’était pas de la famille. Après le premier car était tenu par Gachet, après ça a été Rebut qui desservait Entre-Deux-Guiers, les Echelles, Saint Laurent, Voiron… Nous on a eu la voiture en 46 alors on se déplaçait par nous-mêmes.

Les routes étaient empierrées. Les cantonniers entretenaient tous les ans, ils bouchaient les trous, arrangeaient les routes… On se chauffait exclusivement au bois. On avait l’eau à l’évier si on la faisait venir d’une source. Dans le village, on a eu l’eau en 1935. L’électricité on l’a eue en 1926. La radio on l’a eue en 1937. Le téléphone assez tard.

Mme R.-S. porte allègrement ses 77 ans et trotte toujours comme un lapin, tout comme son mari qui ne se plaint pas non plus de sa santé.

On avait le médecin aux Echelles, le Docteur Guillaud, le grand père des médecins actuels. Il a guérit M. R.-S. d’une pneumonie, ce qui était très grave à l’époque. C’était lui qui accouchait avant Melle Seux qui est venue en 1937.

Beaucoup de mortalité infantile ; entre les maisons Perrin et Cottin, il y a eu onze petits cercueils. Dans le cimetière à gauche en rentrant, c’était le cimetière des petits. Et au Babolin, Vachon, Bisançon… à onze ans, j’ai porté un cercueil sur un brancard, ça se faisait. Les personnes âgées vivaient avec leurs enfants. On allait à l’hôpital que pour les urgences, ou alors c’était la fin. A Voiron. On mourait de l’appendicite ; on prenait ça pour un mal de ventre et après c’était trop tard.

On mangeait beaucoup de légumes, pommes de terre nouvelles, salades… Du cochon, des volailles, et de la viande quand on vendait un veau le boucher nous laissait la tête. On avait notre lait. On faisait notre beurre qu’on vendait ; il était retenu, on avait nos clients. Le mardi aux Echelles, le mercredi à Voiron, je montais en car avec un grand panier rempli d’œufs. Pour le beurre, on séparait la crème du petit lait et on tournait à la baratte. On a vendu notre lait au laitier qui passait.

On faisait des conserves, surtout de prunes ; la prune entière dans des bocaux, des cerises, enfin, beaucoup de fruits, et des haricots ; on stérilisait, on échangeait nos œufs contre de l’épicerie.

Pour les repas de fête, par exemple les mariages, on mangeait la tête de veau, de la volaille, surtout du poulet, et comme légumes des épinards au jus. Comme dessert, des îles flottantes, des œufs à la neige, de la charlotte avec des biscuits à la cuiller et de la confiture. On faisait nos desserts, on n’achetait pas.

Je faisais beaucoup de raccommodage, je reprisais les chaussettes, je mettais des pièces aux pantalons, je retournais les cols de chemises ; vous savez, je sais coudre. On faisait tous les tricots pendant l’hiver.

On parlait patois, les parents commandaient en patois. En 61, quand mon père est mort il parlait toujours patois, surtout entre anciens.

Pas d’habit traditionnel. On portait le costume et la cravate. On mettait des guêtres de cuir pour aller dans le fumier. On s’habillait pour Pâques ; on mettait le tailler, le chapeau. Au Jeudi Saint on habillait de neuf les petits. Pendant les veillées, on racontait quelques fois, on chantait, on discutait, on rigolait.

Il y avait des petits commerces, des petites épiceries, […] et chez Enselme dans le grand bâtiment et puis Monier ( ?)dans la montée à la place de l’ancienne boulangerie et Mesdames Trillat à la place des chambres du restaurant. Et la maria qui faisait épicerie et bureau de tabac, et une autre sur la place juste derrière le bassin, chez M. et Mme Collomb. Un boucher vers la rue basse, et Gauthier et Léon Billon à la place de Sestier

Il y avait les foires à Miribel ; la foire d’automne en septembre/octobre. Il y avait les bêtes ; les maquignons se mettaient rue basse ; on achetait et vendait des bœufs, on faisait du commerce. Les bistrots ça marchait, on se retrouvait entre copains.

Comme fêtes, eh bien au Cercle ils faisaient du théâtre alors ils jouaient des pièces ; il passait aussi des troupes en tournées, les zepp. Il y avait des bals dans la remise, l’orchestre c’était un accordéon de Voiron. Pendant la guerre, il y avait les bals clandestins. Il y avait pas mal de juifs réfugiés et qui ne savaient pas bien quoi faire, alors ils jouaient de l’accordéon. Un soir qu’on était là-haut, les Allemands faisaient une rafle à Miribel et j’ai dû rester jusqu’à 4 heures du matin ; ma mère m’a bien reçu ! elle était en souci !

Les processions, il y avait les reposoirs. On faisait procession autour de la Grotte, on descendait la grande descente, le dais porté par uatre personnes, le curé dessous avec sa croix, on passait rue basse, on allait tourner vers la Bascule et on remontait à la Grotte, et il y avait du monde ! ça se passait en juin, et jusqu’en 1950.

On allait se faire vacciner à la mairie derrière la fontaine.

Ma mère voulait que j’aille à l’école privée, mon père à l’école publique, c’était la bagarre ; c’est ma mère qui a eu le dessus mais je suis remonté à l’école publique, je n’ai pas voulu rester au privé. L’instituteur de l’école publique était M. Peretta… jusqu’à 14 ans Guillot Martinet… L’institutrice montait et descendait tous les ours à pieds d’Entre-Deux-Guiers. On enseignait avec le brevet supérieur. Garçons et filles étaient mélangés.

Quand c’était le vent d’Ouest on entendait les chants du séminaire : on entendant chez nous comme à côté, c’était magnifique"